juin 4, 2019 pierreleboucher

Indonesian Reel

Été 2017, des amis surfeurs me demandent si je souhaite les accompagner lors d’un surftrip de 2 semaines au sud de Sumatra et immortaliser les meilleurs moments en photos/vidéo. Fin février 2018, je me retrouve dans l’avion à leurs côtés pour une aventure que je n’oublierai jamais. Voici un condensé en images et quelques infos sur notre voyage !

LES PREPARATIFS

Les billets d’avions et le losmen sont bookés depuis quelques mois. Une semaine avant le départ, nous nous plongeons dans les derniers préparatifs. Avant tout, nous nous informons sur les poids et dimensions des bagages. Nous voyageons avec Saudia Airlines entre Paris et Jakarta avec une escale à Jeddah. Puis nous prenons un vol local avec la compagnie Lion Air pour rejoindre Bandar-Lampung. La première compagnie nous autorise à prendre deux bagages soutes de 23kg et un cabine de 7kg alors que la seconde nous permet de transporter un unique bagage soute de 20kg et un cabine de 7kg. Les boards bags sont hors-formats mais après discussions avec Saudia Airlines, nous ne payons pas de suppléments. Chaque surfeur se contente donc d’un boardbag contenant 2 surfs à moins de 20kg et d’un bagage cabine.

LE VOYAGE

Après plus de 15h de vol cumulés, nous atterissons au sud de l’île de Sumatra. Il est 18h et huit longues heures de route à travers la jungle nous attendent encore avant d’arriver à destination. Boards et valises chargées dans deux mini-vans, les 250 derniers kilomètres parsemés de nids de poules sur un fond de Techno-K-Pop auront raison de nos cervicales. Nous arrivons enfin au Jenny’s Surfcamp à 2h du matin, impatients de reposer nos têtes sur un oreiller. Nous finirons la nuit bercés par le sons des vagues sur le reef indonésien que nous découvrirons réellement que le lendemain.

Le premier jour sur place instaure le rythme des suivants, à savoir : Réveil – Surf – Petit-Déjeuner – Surf – Déjeuner – Repos – Surf – Diner – Jeux de cartes – Coucher. Souvent réveillés par la première prière du Muesin à 5h du matin, nous grapillons quelques minutes de sommeil supplémentaires avant de checker les conditions matinales sur la droite de Jenny face à notre losmen. Nous sommes en fin de saison des pluies, qui est en général la saison “off” ou basse saison, avec une houle annoncée entre 2 et 5 pieds pour les meilleurs jours. Cependant, après quelques belles “petites” sessions à Jenny et Honey Smack, nous étions tous curieux de voir ces spots marcher en haute saison, avec une houle pouvant dépasser les 8 pieds.

HEBERGEMENT

C’est Cecep qui nous accueille chaleureusement dans sa petite pension familiale. Le losmen est parfaitement positionné face au spot, le confort est rudimentaire, de quoi dormir sous moustiquaire, des toilettes et douches à l’extérieur de nos chambres, mais il ne nous en fallait pas moins. Nous quittions le mode de vie occidental pour vivre au contact des indonésiens et de nos hôtes dans un village traditionnel et dépaysant.

Un perchoir équipé de plusieurs hamacs permet, Bintang à la main, d’apprécier la vague de Jenny dérouler sur le reef ou de profiter d’un apéritif au soleil couchant après une journée de surf. Les plats ne sont en revanche pas très variés (Mi Goreng ou Nasi Goreng avec quelques poissons de temps à autre) mais les jus frais sont excellents et préparés à la demande.

JENNY

Jenny est une droite de reef qui offre plusieurs sections plus ou moins tendues, et propose quelques barrels sur une même vague. La vague est exigeante mais reste facile comparée aux différents autres spots indonésiens. Elle fonctionne à toute heure de la marée mais reste sensible à la houle, avec des sets qui décalent et se termine en close-out avec peu d’eau sur le reef. La mise à l’eau est facile, mais délicate pieds nus si on n’évite pas les oursins. Une vague qui inquiéterait les novices, mais convient largement pour les surfeurs débrouillards. Nous nous demandons encore comment cette droite a hérité de ce nom ?

HONEY SMACK

Honey Smack est une gauche puissante à sections tubulaires. La vague est calée et moins surprenante que Jenny mais demande un take-off plus exigeant. La mise à l’eau est facile avec les pieds dans le sable et un ascenseur qui emmène au peak en quelques coups de rame. La sortie se fait tout aussi facilement dans la passe. Pendant notre séjour, Honey Smack captait moins bien la houle que Jenny et était souvent plus exposée au vent.

Un grand merci aux surfeurs de m’avoir permis de les accompagner tout au long du séjour, merci également à Cecep pour l’accueil. Si vous souhaitez plus d’informations sur le voyage, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

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